Réunion d’information du Centre d’Hébergement d’Urgence « Jardin du monde »

wp30bfe920_05_06

Réunion du 19 novembre salle Kessel

Ce centre, situé rue Ravon sur le site de l’ancienne pouponnière, est géré par le CASP (Centre d’Action Sociale Protestant). Il a ouvert ses portes le 16 février 2016 et a été inauguré le 20 juin. Le lieu appartient à la Ville de Paris qui l’a mis à disposition du CASP par une convention pour 3 ans.

Comment ce centre fonctionne-t-il ?

Il s’agit d’un centre d’accueil temporaire, destiné aux femmes enceintes et/ou avec enfants, en situation de grande précarité et susceptibles d’obtenir l’asile en France.
Elles sont orientées vers ce centre suite aux maraudes effectuées par l’UASA (Unité d’assistance aux sans-abris de la ville de Paris) qui repère les femmes et évalue si elles ont de très grandes chances de rentrer dans les critères de la demande d’asile.

Contractuellement, la durée d’hébergement dans le centre est de 4 mois, renouvelables une fois. Elles arrivent épuisées par l’exil et la vie dehors et ont besoin d’un temps de repos, elles ont également énormément de démarches administratives à faire, aidées par une assistante sociale à temps plein. Elles quittent le centre une fois leur demande d’asile déposée et enregistrée, soit pour des CADA (Centre d’accueil pour demandeurs d’asile), soit pour des CHRS (Centre d’hébergement et  de réinsertion sociale), soit pour l’hôtel mais avec un hébergement sur plusieurs mois.

Les femmes reçoivent une allocation, l’ADA, (300 à 500 euros suivant le nombre d’enfants), une fois leur demande d’asile enregistrée. Les autres femmes vivent sur le budget du centre. Celui-ci assure également un budget transport, la mobilité des femmes étant indispensable aux nombreuses démarches administratives, pour accompagner les enfants, et pour commencer à s’intégrer tout simplement.

Le centre accueille 19 femmes et 26 enfants. Depuis février 2016, se sont succédé dans le centre 39 familles, soit 95 personnes.

Financement : Le financement du centre est assuré principalement par l’État et par la ville de Paris en complément pour quelques postes de travailleurs sociaux.

Scolarisation : Les familles sont domiciliées en général sur la plate-forme de l’AUSA dans le 20e arrondissement ou dans le 95. Mais, consciente que l’assiduité scolaire dépend beaucoup de la proximité lieu de vie-école, la mairie de Bourg-la-Reine a accepté de scolariser les  enfants en fonction de leur lieu de résidence et non de domiciliation. 7 enfants sont ainsi scolarisés à Bourg-la-Reine, dont un en maternelle. Une collégienne est restée scolarisée à Nanterre à la demande de sa famille.

Alphabétisation : Les femmes sont de niveaux très différents et parlent également des langues variées. Certaines suivent des cours au CAEL, d’autres à L’Hay-les-Roses, d’autres encore en interne via une association qui dépend du CASP.

Alimentation : Les femmes font leurs propres courses, soir avec leur allocation soit avec des chèques service fournis par le centre, elles disposent d’un frigidaire et d’une cuisinière. Il y a également un peu de restauration collective préparée en commun, et les enfants scolarisés peuvent fréquenter les cantines. Il y a un besoin d’acculturation alimentaire progressive.

Santé : les enfants sont suivis à la PMI. Les femmes sont suivies et accouchent dans un des hôpitaux : Antoine Béclère, Lariboisière ou Necker.

L’accueil général du centre et celui de la municipalité de Bourg-la-Reine sont jugés comme exceptionnels, et ce n’est pas le cas partout semble-t-il …

Il y a encore quelques problèmes de bruit avec les voisins.

Relations avec les bénévoles :

L’ouverture de ce centre a suscité un grand élan de générosité et le CASP n’a pu répondre pour l’instant aux nombreuses offres de bénévolat : il lui fallait d’abord constituer son équipe et mettre en place sa méthodologie, son projet, et ce dans un cadre très réglementé. Il faut du temps pour qu’une structure nouvelle se mette en place. De plus le centre a été très sollicité par les journalistes ce qui a pris encore du temps.

Un comité avait été monté par la municipalité, désignant des associations « tête de file » sur différents thèmes (vêtements, alphabétisation, aide alimentaires, etc.) mais il n’a pas fonctionné.

Voici les pistes proposées :

  • le centre va rechercher un-une bénévole qui puisse coordonner les propositions des bénévoles, sous la responsabilité de la direction
  • une journée « portes ouvertes » sera organisée début 2017
  • un appel à dons financiers (plus faciles à gérer que les dons en nature) sera lancé si le CASP donne son accord
  • un des projets immédiats est la création d’un jardin potager, éventuellement partageable avec les voisins. Bénévoles bienvenus. D’autres pistes sont : une association d’insertion spécialisée dans les jardins, un emploi en insertion financé avec l’aide de la paroisse.
  • alphabétisation: s’adresser au CAEL qui recherche des bénévoles et les encadre
  • dons alimentaires, couches, lait bébé …: s’adresser au GAFIB ou au relais alimentaire (qui recherche aussi des dons pour d’autres familles à aider à BlR)
  • jouets, vêtements: les donner au centre ou à la Croix-Rouge

Glossaire :

OFII : L’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration

ADA : Allocation pour demandeur d’asile (versée par l’OFII)

UASA Unité d’assistance aux sans-abris (dépendant de la mairie de Paris)

CHU : Centre d’Hébergement d’Urgence

CADA : Centre d’accueil pour demandeurs d’asile

CHRS : Centre d’hébergement et  de réinsertion sociale

Laisser un commentaire

Fermer le menu